Consider I'm trying
Ceux qui lisent mon blog depuis un petit bout de temps auront probablement remarqué mon insistance à dire que deux mille sept, c'est chouette. Et Jean approuve régulièrement en commentaire, puisqu'il est l'heureux papa de cette maxime aussi amusante qu'optimiste, écrite de son écriture princière au dos de sa carte de bonne année. Comme je lui fais habituellement confiance sur les questions d'astrophysique, je me suis dit que je pouvais bien lui faire confiance pour l'astrologie aussi (surtout depuis que j'ai été très déçu par Marie Bériau, qui fait les horoscopes de Télé Z). Dès lors, j'ai considéré le fait comme acquis, et adopté la sentence comme une prédiction de Nostradamus. 2007, c'est chouette. Mais bon, depuis, des amis astrologues d'une amie lui ont dit que deux mille sept, c'était pas si simple que ça, et pas forcément super chouette, avec des éléments très positifs dont on aurait beaucoup de mal à cerner les retombées, et des vieilles situations glauque qui allaient tirer en longueur et dont on ne saurait pas trop quoi penser sur le coup. Alors, moi, je sais, c'est peut-être des bruits de chiottes tout ça, mais je sais plus trop quoi penser. Et en août, en cette période estivale où semble-t-il, les médias nous ont obstinément refusé une canicule (à tord ou à raison, peu importe, voilà qu'on nous retire ce qui était devenu une coutume nationale), j'ai eu parfois tellement chaud parfois que je me suis demandé si je ne somatisais pas une canicule, pour le principe.
Aujourd'hui, donc, mi-2007, j'ai tout pour être fier de moi, mais je nage dans une espèce de marée déconcertante de pensées, arrivant avec peine à rétablir un équilibre voire même à l'établir tout court. Tout me paraît beaucoup plus compliqué que je le voudrais. Car tout se résume finalement à une somme de rapports de forces, qui mal mesurés se révèlent aussi angoissants qu'insolubles. La physique et la philosophie se coordonnent encore bien mal dans ma tête, malgré les cours particuliers. En découle cette impression que mon corps et mon esprit sont en mouvement sans que je contrôle vraiment la situation. Voilà deux années que j'ai résolu mes besoins de fuites : plus de fuite spatiales, pas plus que de fuites relationnelles, ni urinaires, ça viendra probablement avec le temps et la vieillesse. La solution a été de me fixer des objectifs précis, d'abord simple et facilement accessibles puis de plus en plus complexes et difficile à atteindre, jusqu'à me bloquer de toute part dans des situations labyrinthiques et intellectuellement assez stimulantes pour que je ne puisse les quitter qu'en résolvant l'énigme qu'elles comportent. Oui, mais le problème c'est que je complique les choses à loisir, et faudrait que je me calme un peu. Il fait merveilleusement bon - même en cette absence de canicule - et ma seule préoccupation devrait être de courir à la rivière, pour faire une promenade vespérale avec ma douce Ania, tandis que résonnerait au loin, decrescendo, la voix de sa soeur Varia, cette grosse conne qui refuse obstinément que l'on se voit.
Je pense à mon avenir et réfléchis aux solutions envisageables.
Créer un village auto-géré en Haute Loire, en Ardèche ou dans le Larzac, retaper des vieux meubles, cultiver des citrouilles et des courgettes, avoir des poules et des chèvres, organiser des petits concerts de temps en temps.
Aller en Haute Mongolie avec le frère de Sven, pour une mission photo. Gravir des montagnes en petit groupe avec des Yacks de 750 kg qui porteraient les bagages et nos couvertures.
Partir en tournée avec Sigur Ros. Je leur ferai plein de câlins. La bande originale de ma vie serait un immense morceau de post-rock au milieu des terres islandaises. Je dormirai dans de grands lits avec de gros coussins multicolores et d'immenses couettes en plumes de cachalots.
A force d'à force, je finis par y arriver. Je ne m'abrutis pas, j'évolue. Ce dernier mois a été riche en rencontres, en conseils, en petits morceaux de phrases glanés à droite à gauche. Apprivoiser la légèreté, modifier ma conception de certaines choses. Peu à peu je m'incarne, mais je suis le personnage le plus difficile qu'il m'ait été donné d'habiter.









2 commentaires:
Plumes de cachalots ??? Ca fait bien longtemps que je ne lis plus mon horoscope, tout d'abord parce que je n'achète pas Télé Z et parce que je n'achète tout simplement pas de programme TV ; ce sont deux bonnes raisons qui d'ailleurs se rassemblent.
J'envisage aussi... je rêve également beaucoup... Montréal un jour, définitivement... Ptit clin d'oeil pour Fred...
mdr pour la grosse conne de Varia et Télé Z
Bisous à vous
Ania
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