samedi 20 janvier 2007

Javotte, Anastasie et tarte aux fraises.

Dans un premier temps, nous parlerons de nous et nous appitoierons, parce qu'un blog, c'est fait pour ça aussi. Dans un second temps nous passerons du coq à l'âne nous esbaudissant des mots nouveaux appris dans la semaine, puis en oeuvrant au rayonnement de la scène locale à travers l'exemple de deux groupes, Cocoon et Marilyn Manson. Enfin, nous dirons absolument n'importe quoi et nous ferons des dessins.
(De l'utilité du plan juridique, qui gâche un tantinet le suspense quand même)


Parce que je ne sais rien, je traîne mes groles un peu partout. En fait j'ai l'impression que ça fait trois mois je cours dans toute la ville. J’ai visité plein de nouveaux endroits, j'ai rencontré des dizaines de nouvelles personnes, j'ai même réussi à retenir leurs noms pour certaines, c'est dire si je me suis impliqué. Maintenant, je ne suis pas mécontent, mais j'ai mal aux pieds.

L’école m’ennuie. Y aller me paraît de plus en plus dur et contraignant. J'ai l'impression d'être revenu au lycée, à faire des dessins dans les coins des pages, à me sentir très seul devant l'interro surprise et à rendre des travaux médiocres que j’ai fait en vitesse la veille au soir ou le matin même. Dans cette ambiance lycéenne, je m'attends à tout moment à ce qu'ils nous mettent des cours d'EPS au programme du master. Je crois que là, mon désespoir sera total, il faudra vraiment, vraiment que je trouve du boulot très vite.


La nuit, je rêve que je marche dans des tartes aux fraises.


Parce que je ne sais rien, j'attends qu'on me dise. Ce matin, un mail d'un inconnu adressé à tout le carnet d'adresse d'une nana avec qui j'avais communiqué sur le net il y a un moment et dont je n'avais plus de nouvelles depuis 4 ans. Dans un français plus qu'approximatif, il me dit qu'elle "n'est désormais plus qu'ombre et lumière". A bien y réfléchir, c'était déjà ce que m'évoquait cette personne de son vivant. Je n'arrive pas à déterminer si elle est morte où pas. Je me pose sûrement trop de questions. La nouvelle est étrange et le tout baigne dans un mysticisme assez dérangeant.


Dans un registre tout autre, je me suis souvenu ce matin que le mot important que je voulais retrouver cette semaine était "mélodica", et l'on a rappelé à mon souvenir il y a quelques jours les doux prénoms des demi-soeurs de Cendrillon, Javotte et Anastasie. Parfaitement ridicule. J'adore.


Comme c'est de saison et que j'aime bien, un petit coup de pub pour Cocoon, un groupe de folk clermontois qu’il est vââchement bien. Ils sont deux, ils sont tout jeunes, ils font des chansons toutes belles, qui arrivent à toucher le mélancolique sans tomber dans le plombant. C’est tout simple, délicieusement aérien, c’est fin, ça se mange sans faim. Bref. Gagnants du CQFD 2007, ils seront présents sur la scène de Bourges en avril, et à Paris en fin de mois. Du coup je sais pas dans combien de siècle on les reverra au Puy de la Lune, mais ils seront à la Coopé début mars pour une soirée… euh… electro. Une photo de leur EP pour le reconnaître si vous le trouvez sous un gros caillou ou chez un disquaire, et une photo d’eux pour la même raison.





Et des petits liens par la même occasion

Myspace
Soberandgentle




J'ai dit à mon canard. Je veux qu’il neige pendant le Court-métrage, et après ce sera le printemps, déjà. Ca serait bien.


Printemps d'ailleurs où devrait sortir le nouvel opus de Manson, Eat Me, Drink Me, inspiré de devinez quoi. Manson qui se marie, Manson qui peint, Manson qui fait des films dont on entend beaucoup parler mais qu'on voit jamais, Manson qui a sorti sa gamme de parfum "Flagrance de chèvre morte", Manson qui divorce ("Vorce!"), Manson qui va probablement reprendre bientôt "Melissa" des Minikeums en duo avec Rika Zaraï, et s'enfermer dans une ferme avec Maïté, Micheline et d'autres gens morts pour assurer sa promotion, bref, Manson la bête noire de notre société, et on comprend pourquoi.
J'attends le printemps avec impatience.


Pour finir, pour prouver qu'en cours, je m'occupe, quand même...
Mouais...
Bon.

Sinon, vous, ça va?


10 commentaires:

À 20 janvier 2007 17:04 , Anonymous Anonyme a dit...

Oooh ben ça tombe à pic ce son de Cocoon vu que j'ai découvert que le chanteur était le chéri d'une fille que je connais.
Très mignon d'ailleurs!
Ania

 
À 20 janvier 2007 19:50 , Blogger Mylene a dit...

hm de la tarte au fraises ...


(ce message était ininteressant)

 
À 20 janvier 2007 19:57 , Blogger Julien a dit...

Voui, Cocoon ils sont très forts ! Puis ils sont mimi tous les deux, ça gâche rien !

Quant à la tarte aux fraises, c'est bon, mais toute crabouillée sous les semelles, ça fait chier.

 
À 20 janvier 2007 21:19 , Anonymous Anonyme a dit...

Je me sens moufle *et* tarte aux fraises. ^^

 
À 21 janvier 2007 01:00 , Blogger Julien a dit...

Moi tu sais, je veux te pétrir, plein. Mais pas te crabouiller, non.

 
À 22 janvier 2007 11:47 , Anonymous fy a dit...

Très sympa ce petit groupe, je ne connaissais pas tiens!
Au fait, c'est moi qui prends trop de drogue, ou le CNFPT n'organise pas de concours de C ou de B cette année? Murf.
Des fois je me dit que j'aimerai bien être encore en étude, et me laisser porter par le système scolaire... et après je reprends mes esprits.

 
À 24 janvier 2007 19:40 , Anonymous fuckAduck a dit...

Bon il faudra que je me remette à les écouter mais franchement Cocoon, OK c'est mignonet et agréable comme un bonbon Haribo, mais... ça ne m'a pas transcendé. Pourquoi un tel engouement ?

Sinon, tu avais raison pour la neige.

 
À 30 janvier 2007 07:11 , Anonymous Anonyme a dit...

Je suis d'accord avec le vilain petit canard... Cocoon ça va drôlement bien avec la tarte aux fraises, c'est gentil mais tartignole.

Cela dit je connais Mark et c'est quelqu'un d'adorable et vraiment très pro et qui pour cela mérite le succés croissant qu'il connait, mais voilà j'accroche pas, ni à l'écoute ni en live... nan vraiment pas :?

 
À 30 janvier 2007 11:26 , Blogger Julien a dit...

Kikicause?

Pour répondre à la question de l'engoument je crois qu'il y a pas mal de paramètres : c'est une musique simple assez différente de la production ambiante, qui bénéficie d'un soutien et d'une com importante au milieu d'un paysage où la folk est pas franchement médiatisée. Après, ça fait boule de neige.

A côté de ça, ils sont tout jeunes, plutôt sympathiques, dynamiques, réactifs (y'a qu'à voir leur page qui change super régulièrement) du coup ils réussissent vite et je crois pas que leur succès soit volé.

Donc rien que pour ça j'avais envie de tirer mon chapeau. Après je les connais pas du tout personnellement, et j'ai pas d'actions chez eux lol. Leur succès me fait juste plaisir pour eux. :) Mais si on aime pas, faut pas se forcer lol .

 
À 1 février 2007 18:49 , Anonymous Anonyme a dit...

Ummm Cocoon pourtant c'est vraiment de la daube...Du folk tout ce qu'il ya de plus pompeux et chiant... Seule la fin de leur concert sont plutôt sympathiques quand ils éborgnent leurs "fans" et les petites filles du premier rang en balançant des sucettes.

 

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

Liens vers ce message:

Créer un lien

<< Accueil

dimanche 14 janvier 2007

La triste histoire du disquaire qui fermait et du petit BN borgne.

Il dit qu’il est contrarié. Le point de départ de l’affaire est ma recherche de stage : la salle de concert où je suis bénévole prenait bien quelqu’un, mais à une autre période; le centre sur les musiques amplifiées du coin me fait lambiner; et, comble de l’horreur, mon disquaire préféré va fermer (et voila, je viens de faire pleurer mon coloc en lui annonçant la nouvelle). Autant de choses qui m'ont atteint sur le plan affectif, comme si on m'écrasait une gousse d'ail et du gros sel sur une plaie purulente. Ou presque. Bref, autant le dire, ça va pas du tout comme je veux.

Je sais très bien qu’il y a encore tout un tas de portes qui me sont ouvertes, mais dans mon monde aussi idéaliste qu’imperméable au réel, je crois que je préfère reculer devant quelques peurs, qui, un peu trop tangibles, pourraient me briser trop facilement. On m'a pourtant dit que les peurs, ça s'affrontait, mais moi j'ai l'impression que quoi qu’on fasse, il y en a qui ne partent jamais. On a l’impression d’en être venu à bout, et en fait, non. Deux rues plus loin, je suis au même endroit qu'un an avant, et faire un pas de plus me semble au dessus de mes forces.


Je rentre chez moi, je m’allonge sur mon lit, la fenêtre entr’ouverte, la musique à fond, en bloquant sur les posters qui recouvrent les murs de ma chambre. Ca pue le bédo le renfermé les espaces creux dérivant… Tout ça me renvoie à une vision complètement adolescente de moi-même, que j’ai fini par apprivoiser, à défaut de toujours l’apprécier. Rien n’avance, je m’enferme juste un peu plus.


Il n'y a que l'été que je devrais m'autoriser à être adolescent. Incapable de franchir des portes qui me seraient probablement ouvertes si je me sortais les doigts du cul, je considère la situation actuelle où finalement j’ai fait en sorte que beaucoup de choses me soient favorables, mais il y a encore quelque chose qui coince, sans que je sache quoi.


Je gratte, je finirai bien par trouver. Aujourd’hui, je me lève et le jour se couche déjà presque. Sur la table de la cuisine, un Menu Big Mac que m’a acheté mon coloc avant d'aller se coucher à midi et demi. Tout froid, mais je vais essayer de le passer au four, histoire de voir. (Le Big Mac, pas mon coloc!) Puis merde, j'ai le bide qui brasse encore. Je suis sur que c’est le jus de pamplemousse.


Sinon, pour conclure sur quelque chose d’intéressant, une petite note informative sur la loi du 10 juillet 1987. Oui, on parle jamais assez des droits du travail. Avec Mylie hier, on a pu voir que dans les paquets de plus de 20 BN à la vanille, il y avait bel et bien 6% de travailleurs handicapés. (Bon, ok, je retourne me coucher)


3 commentaires:

À 14 janvier 2007 17:23 , Blogger Mylene a dit...

lol le petit BN devient célèbre...
sinon continue de rever un peu quand même ... sinon ça ne serait plus toi.

des bisous lutin (merki pour les pingouins)

 
À 17 janvier 2007 11:51 , Anonymous fuckAduck a dit...

Groumpf.

Moi j'aime bien quand tu poétises mais quand tu poétises tu me larmes.

Je t'embrasse fort avec toi dans mes bras qui ne se tendent que trop rarement (je trouve).

 
À 26 janvier 2007 00:14 , Anonymous Anonyme a dit...

Pffff... mon disquaire préféré aussi. Les prem's qui m'ont dit des mots gentils au téléphone quand tout tournait mal. C'est con bordel. Fuck les Fnac & Gibert & co. Et puis le monsieur il était bien gentil...

(soupir pour un monde meilleur)

Brun's xxx

 

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

Liens vers ce message:

Créer un lien

<< Accueil

samedi 13 janvier 2007

Comme un printemps







3 commentaires:

À 13 janvier 2007 13:19 , Blogger Julien a dit...

(Si on clique dessus, c'est plus gros et moins transparent)

 
À 13 janvier 2007 19:13 , Anonymous Fy a dit...

J'aime beaucoup la deuxième, y a un effet d'ombre et lumière très joli et interressant. J'aime bien les couleurs très douce aussi ^^.

 
À 14 janvier 2007 10:06 , Blogger Mylene a dit...

C'est tout joli.

 

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

Liens vers ce message:

Créer un lien

<< Accueil

vendredi 5 janvier 2007

Je suis revenu. Car oui, j'étais parti.

Non de non, les terres ibériques ne me satisfont toujours pas. Les gens s'y évertuent à parler un dialecte que j'ai décidément bien du mal à apprivoiser (je parle du catalan, le basque c'est carrément hors concours), ils coupent leur rouge à la limonade et... de toute façon, sans mes calmants, je crois qu'il est inutile que je tente d'y rester plus de cinq jours. Pas de méprise, c'est les circonstances, pas le lieu hein. Puis le rouge à la limonade, j'en ai vu d'autres. Mais le pays de Don Quichotte semble vouloir me faire désespérément chasser des moulins à vent, et pfiou, à la fin je n'ai pas que ça à faire.

Passons donc les détails de ce séjour qui fut plus caractérisé par une période d'introspection et de réflexions diverses et variées sur des thèmes aussi fascinants que la filiation, le deuil, les secrets de famille, les maladies nosocomiales, la paranoïa ou encore divers mystères interculturels et/ou linguistiques (tels que le fait que les français disent "le mieux est l'ennemi du bien" et les espagnols disent "el bien es el enemigo del mayor"), et résumons en passant directement au moment où quelques jours plus tard, j'ai pris mon sac, mon train et mon mal en patience pour rejoindre Hendaye et me dire que Ah, qu'on est bien à la maison. Mon croissant, mon béret et ma baguette de pain que diable !


Comme j'avais ramené quelques denrées exotiques, j'ai entrepris de les faire partager à mon entourage. Hier soir nous nous délectâmes donc de spécialités-qu'elles-étaient-bonnes-comme-là-bas, des moules qui piquent, des calmars à l'escabèche, un espèce de babibel en forme de nibard (la "tetina"), ou encore des petits bouts de viandes soufflés de nature assez indéterminée, du porque ou de la dinde probablement, avec un dehors qui croustille et comme une seconde couche plus molle à l'intérieur. De quoi être malade.


Comme le code déontologique du blogueur va m’obliger à terminer cette notre très rapidement (pour cause d’utilisation dans la même note d’un zeugma, du mot « ramener » en parlant d’un objet et de l’expression répugnante et toute cracra « un espèce de»), je vais conclure ici en vous disant bonne année, bonne santé aussi (parce que quand la santé va...).


Et surtout, bite.


11 commentaires:

À 5 janvier 2007 22:39 , Blogger Caym a dit...

Pas "bite" : "branlette espagnole" - ce qui s'adapte merveilleusement au contexte malgré son nombre de syllabes tout à fait excessif pour en faire une exclamation aussi joyeusement spontanée que "bite", donc.

 
À 5 janvier 2007 22:44 , Blogger Walter W. Malldwight a dit...

Ah ! Joie. Le fait d'avoir participer à cette délectable occupation, j'entends, tâter de la tétine (notable allitération en dentales que voilà) tout en s'interrogeant sur le sexe non des anges, mais des moules, de surcroît cuisinées dans leur épais coulis rouge, me donne l'impression que cet article est une looongue private joke.

Et en fait, non, d'où son intérêt pour tous les gens qui n'étaient pas invités. Mwahaha.

J*

 
À 5 janvier 2007 22:45 , Blogger Walter W. Malldwight a dit...

...D'autant, pour reprendre le commentaire de J~, que la branlette espagnole s'applique parfaitement à tes hispaniques pérégrinations.

 
À 5 janvier 2007 23:01 , Anonymous M a dit...

Moi, c'est plus la bouteille de la photo qui m'interesse... y'a quoi dedans? Je crois lire le début de "absinthe" ...

 
À 6 janvier 2007 00:19 , Blogger Julien a dit...

Oui, branlette espagnole, bien qu'illustrant magistralement mon propos, semble beaucoup plus difficile à replacer en société. Un tantinet artificiel et empoulé, sans doute.

En guise de tatage de tétine, cher J*, je vous rapelle que l'empreinte de vos doigts marquera a jamais ce pauvre fromage, n'en rajoutez plus je vous prie.

Quant à la bouteille qu'un regard aiguisé n'aura pas manqué de remarquer (et qui provient me semble-t-il également d'espagne, comme quoi la photo fait réellement sens), il est possible qu'éventuellement ce soit possible.

(L'empoulage appelle l'empoulage, j'adore les phrases délicieusement emberlificotées d'adjectifs et de tournures débiles)

 
À 6 janvier 2007 00:22 , Blogger Julien a dit...

Chère J~, j'en profite pour vous dire que je vous ai encolonée, j'espère que vous n'y verrez pas outrage.

 
À 7 janvier 2007 20:33 , Anonymous Anonyme a dit...

Pero a mi me gusta Espana!!!

Oye, te voy a mandar una foto mia con una boca maravillosa para que la pongas en tu blog, en vez de la foto de mi cara que no se ve mucho...

Espero que recibiste mi SMS que te mandé hoy porque voy a festejar mi mudanza a Paris el 20 de enero... Espero que seas aqui :)

Te quiero
(Los espanoles siempre dicen te quiero)

Besos

Melina

 
À 9 janvier 2007 07:26 , Anonymous Brun's a dit...

Et une orgie tempête de plus... une orgie placée sous le signe des déesses antiques et de Bacchus, la bouche naviguant entre tétine, moules, chants très cher et vin. Le pire aura été évité, à savoir, la partie de... jeu.
Quant à la bite, elle n'est plus : c'était plus fort que moi... sorry.

 
À 13 janvier 2007 13:18 , Blogger Julien a dit...

Il a goinfré la banane !!
Bon, sinon. On fait un Trivial Poursuit?

 
À 17 janvier 2007 10:37 , Anonymous fuckAduck a dit...

"Bite" est aussi un mot qui permet de dire "s'il vous plaît" en allemand. Rajoutez juste un "t" et tâtez donc du teuton. Schnell !

 
À 17 janvier 2007 11:04 , Blogger Julien a dit...

Quant à "bitte", c'est un mot allemand très pratique pour dire bite sans avoir l'air d'y toucher.

 

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

Liens vers ce message:

Créer un lien

<< Accueil